La touche locale à La Virée des Ateliers

5 mai, c’est enfin le grand jour, en fait le début d’une fin de semaine entièrement consacrée au design et à la rencontre avec des créateurs. J’en connais déjà quelques uns par la lunette des médias sociaux et j’ai hâte de les rencontrer en personne. J’ai hâte aussi d’en découvrir de nouveaux, de fureter dans les ateliers à l’affût d’un coup de cœur, de plusieurs idéalement.

Une petite marche sous la pluie entre Cartier, mon pied à terre pour la fin de semaine (vive la famille!) et Parthenais où se trouve l’usine de textile Grover transformée en atelier d’artistes. C’est là où se tient du 4 au 7 mai La virée des ateliers, un événement où plus de 100 créateurs ouvrent leurs ateliers. Mode, métiers d’art et art visuel se présentent en vrac aux visiteurs curieux.

Je déambule en désordre sur les quatre étages, des dizaines de portes ouvertes, chacune dévoilant un univers différent. J’aime la découverte, je suis comblée. Je déniche une artiste tout au bout d’un long couloir dans un grand atelier littéralement rempli de couleurs. Des tableaux sur tous les murs, du sol au plafond, et des silhouettes en suspension de bustiers et de robes en tessons de verre transparents ou de porcelaine que l’artiste assemble un à un, patiemment, avec du fil de fer. Un contraste étrange entre l’aspect méticuleux du travail et la fougue que Patrycja Walton dégage.

Bon d’accord, la photo est un peu flou, mais appelons ça un flou artistique. Elle riait de bon cœur, positive malgré la précarité de sa vie d’artiste qu’elle m’expose en quelques mots, et c’est cette énergie que je retrouve en regardant son image.

 

 

 

Il y a des rencontres au hasard, comme avec Patrycja, et d’autres planifiées que je ne veux pas manquer. Parmi celles-là, Atelier Cocotte où Isabelle Auger assemble dans une semi-pénombre chaleureuse ses lampes en languettes de bois. C’est d’ailleurs pendant qu’elle poursuit ce travail, qu’elle semble pouvoir faire les yeux fermés tant ses gestes sont adroits et précis, qu’elle m’écoute lui exposer mon projet de rassembler des créateurs indépendants en aménagement. J’aime beaucoup cette artiste et je suis nerveuse de me retrouver avec elle (ok, c’est vrai, j’ai un côté groupie). Je lui déballe mon histoire un peu dans le désordre J’espère avoir utilisés des arguments convaincants. De toute manière, ce n’est qu’un premier contact et je mise sur le long terme, je suis patiente 😉

Le reste de la visite se poursuit entre joaillier, designers de mode et peintres. Je me laisse porter par cette ambiance créative. Un peu de chaleur dans ce printemps pluvieux. Demain c’est le Salon International de design de Montréal. Je pourrai enfin me faire ma propre idée de cet événement et surtout j’espère y faire encore de belles découvertes.